navigation   le site   \  le blog dimanche 22 septembre 2019      
 Des photos de M...  
Mardi 28 mai je me réjouissais d'aller photographier lors du concert de -M- (Matthieu Chedid) au Zenith de Dijon.

J'avais étudié le plan de scène auparavant, et appris que le crash-barrière était scindé en 2 parties, côté jardin, et côté cour.
J'avais pris la décision de me placer à cour, afin d'éviter son pied de micro imposant qui lui barrait la droite du visage.

Arrivé sur place, les consignes sont strictes : 3 premiers morceaux autorisés comme d'habitude, mais uniquement à jardin. Alors que sur le net j'ai vu des photos de cette tournée datées d'il y a quelques jours et réalisées des 2 côtés... Enfin bref.

Une fois dans le crash, les 3 photographes accrédités dont je fais partie nous retrouvons sur une zone extrêmement petite, coincés entre un cadreur, un technicien, et des flights-cases. De suite, le cadreur et le technicien nous dirons que notre présence les emmerde (il n'y a pas d'autre mot). Charmant.
A noter que l'autre partie du crash, côté cour, est presque vide. Ambiance...

Juste avant le début du set de -M-, un homme, issu du staff de la tournée, se poste derrière nous, bras croisés.

Le concert commence, les lumières sont très difficiles : du contre-jour, des pieds de micros, des lumières rouges qui saturent... ajouté à cela des conditions de shoot acrobatiques... Rien ne va.
Deux premiers morceaux sont passés, je prie pour que les lumières du troisième et dernier autorisé soient plus favorables...

C'est alors que le type de la tournée qui était bras croisés nous tape sur l'épaule, prétextant que le temps imparti était terminé.
Je le regarde, ahuri, et réponds "ah non, ça ne fait que 2 morceaux là, pas 3 !".
Il insiste, je demande confirmation à un autre photographe et ami présent, qui est tout aussi interloqué que moi.
Je connais bien les morceaux des albums de -M- pour les posséder tous, et je suis certain que seulement 2 titres ont été joués.
Bref, on s'est fait virer au bout de 2 morceaux...

Quittant le crash pour assister en spectateur à la suite du concert (que j'avais envie d'écouter), la sécurité applique alors les consignes données par le staff de la tournée : je dois laisser mon sac photo à la consigne. C'est bien la première fois que ça m'arrive...

J'écoute un ou deux morceaux puis, très franchement agacé, reprend mon sac à la consigne afin de tourner les talons, et rentrer chez moi.
Bien sûr je n'ai que des photos pourries, à peine exploitables, et qui, mise à part une qui sera malgré tout publiée dans le journal pour lequel je travaille, passeront à la poubelle.

Nous sommes photographes, honnêtes, et certainement pas voleurs ou paparazzis.
On fait notre taf en respectant consignes, artistes, spectateurs et personnels des lieux qui nous accueillent.
Pas besoin d'un petit chef dans notre dos pour nous emmerder, ni d'être fliqué ou traité comme des imposteurs.
Si un artiste, ou son entourage, ne souhaite pas d'images de lui sur scène, qu'il(s) le dise(nt) franchement, au lieu de faire semblant de jouer le jeu tout en nous mettant des bâtons dans les roues...

Ce qui me "rassure" (et m'attriste à la fois), c'est que -M- passait pour la troisième fois au Zenith de Dijon, et que, pour la troisième fois, il y a eu des embrouilles avec les photographes pourtant accrédités...



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