navigation   le site   \  le blog vendredi 22 mars 2019      
 Des news !  
Quelques petites news en passant.

D'abord, le festival blues de Talant se rapproche. J'assisterai aux concerts de Nathan James + Kenny Neal, Steve Guyger, Bobby Rush ainsi que Jean-Jacques Milteau (qui remplace Marcia Ball).
Je n'irai pas au concert de Ten Years After : j'imagine que les photos seront limitées qu'aux 3 premiers morceaux, et je ne me vois pas payer 30 € pour ça (maintenant que je ne photographie que pour moi-même, je n'ai plus envie de me plier à ce genre de contraintes).

Fin avril, j'ai prévu de photographier un des musiciens que j'apprécie le plus musicalement mais aussi humainement, Didier Wampas. Il vient à côté de Dijon avec sa formation familiale Sugar & Tiger. J'adore leurs 2 premiers albums, j'attends avec impatience le troisième qui devrait sortir ce semestre.
Je m'étais dit que ne ferai plus que des concerts de blues, mais, là, c'est un "cas de force majeure"... :)

J'ai participé, pour la 2ème fois, au concours World Jazz Photo, avec ma photo de Dwight Carrier. Je figure parmi les 30 finalistes (je ne sais pas encore avec quelle place), sur 353 candidats. Les résultats définitifs seront connus le 23 mars.

Enfin, je peux déjà annoncer que j'exposerai mes photos de concerts blues du 2 au 29 mai 2019 au centre-ville de Dijon, chez Inuk Photographies. Je suis encore dans la phase du choix de la douzaine de clichés que j'accrocherai. Plus d'infos dans les semaines qui viennent.

Une petite photo de mon prochain concert, Kenny Neal, ici lors de son premier passage à Talant, en 2010 :

Kenny Neal, Les Nuits du Blues, Talant (21), mars 2010
photo non libre de droits


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 2018 
Voilà, 2018 se termine, l'occasion de réunir les photos que j'ai réalisées cette année et que j'aime le mieux.

Cette année a, bien entendu, été celle de mon retour exclusif au blues.
Finies les photos de spectacles ou concerts divers, et surtout beaucoup moins de dates à mon actif. Heureux d'avoir retrouvé une vie normale :)
Courir les salles pour le journal ne me manque pas, et j'assiste aujourd'hui de loin, amusé, aux diverses embrouilles qui émaillent de temps à autre le petit monde de la photo de spectacles.

2019 sera l'année qui marquera l'ouverture de la nouvelle salle de spectacle talantaise L'Ecrin, en remplacement de la salle MT Eyquem, qui était plus dédiée à la culture physique qu'à la culture tout court... :)
Espérons que ce nouveau lieu sera propice aux photos...
C'est d'ailleurs fin mars que je reprendrai mes activités, entre autres, dans ce lieu : j'ai prévu d'assister à 4 ou 5 concerts que le festival blues de Talant accueillera. Au programme, Kenny Neal, Steve Guyger, Bobby Rush, peut-être Ten Years After, ou encore Marcia Ball.

J'en profite pour tirer un coup de chapeau à l'association Jagoblues qui organise tous ces concerts blues sur la région dijonnaise.



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 Automne blues !  
Cet automne a été riche en concerts blues sur la région dijonnaise : Jagoblues en a organisé 3 en l'espace d'un mois !

D'abord une heureuse initiative avec un concert de zydeco.
Ruben Moreno et Dwight Carrier ont remplacé Dwayne Dopsie qui avait annulé sa tournée européenne. Accordéon et washboard ont fait sonner les rythmes des bayous au milieu du vignoble bourguignon. Si j'ai apprécié ce changement de style et de sonorités, je suis un peu resté sur ma faim musicalement : une impression de tournée montée à la va-vite.
Pour les photos, les instruments précédemment cités m'ont changé des guitares. Des expressions de visages un peu moins marquées, mais des choses intéressantes à faire quand même...

La tournée annuelle New Blues Generation 2018 est venue la semaine d'après.
Le spectaculaire Jamiah Rogers et la chanteuse Annika Chambers ont offert un show très musclé et dynamique. Rogers, au jeu de guitare très hendrixien, en fait des tonnes niveau jeu de scène, pour le plus grand bonheur des photographes ! Des photos dont je suis satisfait, même si ça a été dur de choisir entre toutes celles qui me plaisaient au moment de l'editing...

Enfin, la tournée Chicago Blues Festival a clôturé mes concerts pour cette année.
Mike Wheeler assurait la direction du lineup, et les invités étaient la chanteuse Peaches Staten et l'harmoniciste Omar Coleman.
J'avais déjà fait des photos dont je suis satisfait de Wheeler lors de sa venue en mars, je me suis donc focalisé sur les 2 autres artistes de l'affiche.
Je n'avais pas réussi à photographier Omar Coleman lors de sa venue également en mars. Les harmonicistes sont en général compliqués à shooter : leurs mains cachent le visage. De plus, Coleman porte chapeau et lunettes de soleil sur scène ! J'ai juste fait quelques photos de lui cette fois histoire d'en avoir, mais sans grande conviction.
Heureusement, j'ai pu ramener quelques portraits de Peaches Staten, ainsi que quelques vues du bassiste Larry Williams (gaucher qui joue sur une basse de droitier, cordée en droitier), qui sauvent cette série photo du Chicago Blues Festival

Au final, 2 séries photos dont je suis bien content, et une dernière plus en demi-teinte...

Tout est en ligne :
- Ruben Moreno et Dwight Carrier
- New Blues Generation 2018
- Chicago Blues Festival 2018


Dwight Carrier, Marsannay-la-Côte, novembre 2018
photo non libre de droits


Peaches Staten, tournée Chicago Blues Festival, Marsannay-la-Côte, décembre2018
photo non libre de droits



Jamiah Rogers, tournée New Blues Generation, Marsannay-la-Côte, novembre 2018
photo non libre de droits


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 Photo de concert et droit à l'image 
Si il y a bien un sujet récurent en photo de concert, c'est bien la question du droit à l'image.
Chaque photographe y a été confronté une ou plusieurs fois, et nombre de fantasmes gravitent autour de ce sujet.

N'étant pas juriste mais travaillant au milieu de documentation juridique, j'ai eu l'occasion de creuser un peu le sujet.


La jurisprudence française précise les contours du droit à l'image : ce dernier ne peut être évoqué qu'afin de préserver le respect de la vie privée, ainsi que la dignité de la personne. Il faut, de plus, qu'il y ait préjudice (moral, financier...) pour le faire valoir.

Les décisions du 9 mai et du 27 juin 2007 du TGI de Paris précisent :
"En matière d'art photographique la créativité du photographe et la liberté d'expression de cet artiste n'ont ainsi pour limites que le respect de la dignité de la personne représentée ou les conséquences d'une particulière gravité qu'entraînerait la publication des clichés pour le sujet [...] seule une publication contraire à la dignité de la personne représentée ou revêtant pour elle des conséquences d'une particulière gravité est de nature à constituer une atteinte au droit l'image susceptible de réparation" (JurisClasseur Civil Annexes, Propriété littéraire et artistique, paragraphe 27).

Décisions également commentées dans le Recueil Dalloz 2008, page 57 :
Le droit à l'image, qui n'est pas absolu et doit se concilier avec la liberté d'expression garantie par les articles 10 Conv. EDH et 11 Décl. Dr. Homme, doit céder lorsque l'exercice par une personne de ce droit aurait pour effet de faire arbitrairement obstacle à la liberté d'expression artistique laquelle relève de la liberté de recevoir ou communiquer des idées, en l'espèce dans le domaine de la photographie.

Cette page (paragraphe "De quoi s'agit-il ?") du site gouvernmental service-public.fr évoque le cadre dans lequel certaines photos n'ont légalement pas besoin d'autorisation pour être réalisées. Les artistes sur scène peuvent être considérés comme des personnalités publiques dans l'exercice de leur fonction.

Ce document gouvernemental, même si il parle de compétitions sportives, précise, dans son avant dernier paragraphe (page 2), que le droit à l'image ne peut être évoqué par un artiste dans le cadre d'une représentation publique.

Je renvoie également à l'excellent site de l'avocate et photographe Joëlle Verbrugge qui aborde avec précision le sujet.
Voir également un article sur ce thème par le photographe Yann Cabello.

Le droit à l'image cède donc devant le droit à l'information, ainsi que devant la liberté de création artistique.


Quant au fait de récupérer des photos sur internet, précisons que nul ne peut utiliser librement une photo sans l'accord de son auteur et donc détenteur des droits. Je renvoie à ce sujet sur cette page du site service-public.fr cité plus haut.

De plus, la publication d'une photo doit être, en France, obligatoirement accompagnée de la citation du nom de son auteur, c’est la loi et pas une faveur (article 121-1 du Code de la Propriété Intellectuelle). Cet article précise également qu'une photo ne peut être modifiée sans accord de l'auteur (détails sur cette page).

Ce petit guide gouvernemental résume les aspects du droit d'auteur.


En résumé, le droit à l'image en matière de photo de concert est difficile à faire valoir. Si beaucoup fantasment à ce sujet dans le but principal de récupérer des images à moindres frais, il convient parfois de rappeler ces quelques règles élémentaires.



Carmen Maria Vega... et des collègues, Festival du Chien à Plumes, août 2012
photo non libre de droits


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 Diunna Greenleaf à Blues en Loire  
Cette année je ne me suis rendu au festival Blues en Loire que pour le dernier soir. Habituellement, j'y vais pour le dernier week-end, mais un bébé ça occupe :)
Pour mon unique soirée à ce festival, j'ai quand même assisté à un grand moment de musique.

La chanteuse américaine Diunna Greenleaf assurait le dernier concert.
Je l'avais déjà vue 3 fois par le passé, mais à chaque fois dans le cadre d'une tournée Chicago Blues Festival ou du genre, où elle n'était qu'invitée par une formation montée pour l'occasion.
Dans le festival nivernais, je l'ai enfin découverte avec un groupe qui lui était dédié, et avec son propre répertoire (j'avais déjà ainsi redécouvert Eddie Cotton Jr de la même façon).

C'est évidemment une chanteuse puissante, avec un grand charisme, qui ne se contente pas que d'envoyer ses titres, mais qui dirige également le groupe avec subtilité.

Excellente formation autour d'elle d'ailleurs : les formidables Danois Ronni Boysen à la guitare et Henrik Poulsen à la basse, musiciens pleins de style (chose rare pour un bassiste de blues).
J'ai été surpris de retrouver le très bon Français Pascal Fouquet à la deuxième guitare. Un peu comme si un chef étoilé devenait commis de cuisine. Mais cette distribution des rôles était en fait très logique, tant le niveau de Ronni Boysen est élevé. Et puis les 2 guitaristes ont prit des chorus sur tous les morceaux, chacun avec un phrasé différent, et donc complémentaire.

C'était vraiment un très très bon concert, qui ne m'a pas fait regretter de m'être déplacé à l'autre bout de la Bourgogne que pour un soir...

Les photos sont en ligne.

Diunna Greenleaf, festival Blues en Loire, La Charité/Loire, août 2018
photo non libre de droits


Ronni Boysen, festival Blues en Loire, La Charité/Loire, août 2018
photo non libre de droits


Pascal Fouquet, festival Blues en Loire, La Charité/Loire, août 2018
photo non libre de droits


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