navigation   le site   \  le blog vendredi 30 octobre 2020      
 Luke, groupe de scène  
Samedi 15 décembre dernier, le groupe bordelais Luke passait par Dijon.
J'aime leurs 2 derniers albums : j'ai beaucoup écouté La Tête en Arrière, et je découvre Les Enfants de Saturne, qui me plait déjà beaucoup.

Bien sûr, on sent, tout comme chez Eiffel, cet autre goupe bordelais de rock français que j'adore, une énorme influence de Noir Désir. Mais qui s'en plaindra :))
Et tout comme Eiffel, ils semblent avoir également hérité de Noir Dez ce goût de la scène. Car Luke est, à mon humble avis, avant tout un groupe de scène.
Leurs morceaux sont bien, mais ils prennent toute leur dimension sur scène, comme si ils avaient été écrits pour être joués en live.

Car le groupe mené par Thomas Boulard ne ménage pas ses efforts une fois sur les planches, ne se contentant pas d'une simple interprétation. J'avoue avoir pris un sacré pied à ce concert, très bonne assise rythmique, et puis des musiciens ayant une réelle envie de jouer et prenant un plaisir non dissimulé à le faire. On peut ne pas aimer leur répertoire (ce n'est pas mon cas), mais il faut leur reconnaitre cette incroyable qualité de prestation scénique.

Niveau photo par contre, ce fût, une nouvelle fois, difficile. Beaucoup de contre-jours, de stroboscopes, et des musiciens quasiment pas éclairés de face, voir pas éclairés du tout.
J'ai donc tout fait au 30mm ouvert au maxi à f:1.4, de façon à avoir un maximum de luminosité, et en meme temps de pouvoir cadrer large, incluant ainsi dans mes cadrages des éléments du public déchainé.
De plus, là où j'étais placé (il n'y a pas de fosse séparant le public de la scène à La Vapeur, je ne peux donc pas me déplacer à ma guise), j'étais gêné par le pied de micro du guitariste, beaucoup plus petit que le chanteur, et qui me barrait ainsi mon champ.

Par contre, ce fût l'occasion de tester ma nouvelle courroie "hand strap" : elle se fixe sous et sur le boitier de façon à pouvoir tenir l'appareil au poignet, et pas forcément autour du cou. Essai concluant, même si rien ne remplacera, au niveau sécurité de l'appareil, la courroie autour du cou. Heureusement, j'ai réussi à fixer les 2 sur le même point d'attache, de façon à pouvoir me servir de l'une comme de l'autre.

voir la série photo musique divers 39
Luke, Dijon - décembre 2007
photo non libre de droits


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 Ultra Orange & Emmanuelle 
Fin novembre, Ultra Orange & Emmanuelle se produisait à Dijon. Si le groupe Ultra Orange existe depuis déjà quelques années, ses membres se sont adjoint les services de la comédienne Emmanuelle Seigner au chant. J'aime assez leur CD éponyme, Ultra Orange & Emmanuelle. Bien sûr ca sonne très Velvet, mais le résultat est de bonne facture. Un disque que j'ai donc écouté assez souvent ces derniers mois.

J'attendais logiquement avec impatience le verdict de la scène.
Le groupe Ultra Orange est franchement bon, Pierre Emery à la guitare (c'est également lui qui a composé le disque), connait son affaire. Le riff est saignant, le son au rendez-vous, et la mise en place du groupe impeccable. Par contre, je suis resté quelque peu sur ma faim concernant la partie chant. Loin de moi l'idée de "descendre" une comédienne qui se frotte à la musique, mais j'ai trouvé un certain manque d'assurance dans sa prestation, masqué par une occupation de la scène un peu trop surfaite... enfin ce n'est que mon avis :))

Bref, une impression en demi-teinte concernant ce concert...

Niveau photos, les 3 premiers morceaux uniquement pour shooter, donc assez tendu, d'autant plus que le concert se tenait dans la petite salle de La Vapeur : lumières intimistes et à contre-jour, et dominantes rougeatres qui saturaient rapidement...
Heureusement, le format de fichier Raw permet de récupérer (dans une certaine mesure) les problèmes de saturation en post-traitement : travail sur la température de balance des blancs, l'exposition, la correction sélective des couleurs...
Sur la cinquantaine de déclenchements que j'ai fait ce soir-là, j'ai tout de même pu obtenir une petite poignée de photos exploitables.

voir la série photo musique divers 37

Ultra Orange & Emmanuelle, Dijon - novembre 2007
photo non libre de droits


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 Lazy Lester, un mec bien cool :)) 
Dimanche dernier, l'excellente association nivernaise Le Chat Musiques organisait un de ses traditionnels concerts blues dominicaux.
Lazy Lester y était programmé, accompagné des Tortilleurs (les musiciens de Benoît Blue Boy) : Thibaut Chopin, Stan Noubard Pacha, ainsi que Fabrice Millerioux.

J'adore Lazy Lester. C'est un chanteur, harmoniciste et guitariste louisiannais. Son nom est associé à celui du label Excello, dont il fut un des plus célèbres représentants jusqu'à la fin des années 60. Il est pour moi une des légendes vivantes du blues, du swamp blues. Des groupes de renom comme les Fabulous Thunderbirds lui doivent beaucoup, et je suis sûr que si vous parlez de Lazy Lester aux Rolling Stones, ils vous diront toute l'admiration qu'ils ont pour lui.

Je l'avais déjà vu sur scène plusieurs fois, notamment lors du festival de Cognac.
J'aime sa musique nonchalente qui respire la moiteur des marais de Louisianne, et j'aime le personnage, grand bonhomme paisible et souriant, le genre de type qui ne se prend pas la tête, et dont l'autre passion que la musique est la pêche :))

Son surnom de Lazy lui viendrait du producteur JD Miller, soit à cause de sa démarche, soit du fait qu'il lui arrivait souvent d'être en retard... mais en tous cas, un type qu'on surnomme le flemmard est forcément quelqu'un dont je me sens proche :))

Et puis les musiciens qui l'entouraient sont des personnes que je vois depuis un paquet d'années.
Ils accompagnent Benoît Blue Boy, mais également pas mal d'autres artistes en France. J'adore le style de guitare de Stan Noubard Pacha, et il est même le premier musicien blues que j'ai photographié sur scène. C'était lors du festival blues de Cahors, il accompagnait alors Lenny Lafargue, il y a... quelques années :))
Fabrice Millerioux est un batteur très efficace, mais celui qui me scie le plus est Thibaut Chopin. Il est connu comme bassiste, mais aux côtés de Lazy Lester il tenait avec dextérité la guitare, chantait en ouverture de set divinement bien, et jouait également de l'harmonica. On dit même que son jeu d'harmo rend jaloux...

Bref ce fût une après-midi fantastique, sans surprises, mais de telle qualité, avec des musiciens qui prenaient un réel plaisir à jouer, et ce dans la bonne humeur communicative de Lazy Lester. Même si son accent louisiannais rend quasiment incompréhensible son anglais pour nous pauvres Français, son flegme et son sourire rendent inutile tout discourt...

Au niveau photo, la salle est idéale. Petite, scène basse, des lumières impeccables, ce fût l'occasion pour moi de me faire plaisir à photographier un style de musique et des gens que je pense le mieux connaître. Et ce sans limitation aux 3 premiers morceaux. Ce fût même difficile de choisir une vingtaine de photos à garder parmi les 350 faites....
Bref, que du bonheur :))

voir les photos série blues 23

Lazy Lester, La Charité/Loire - décembre 2007
photo non libre de droits



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 La légende de Chuck Berry 
Depuis toutes ces années que je fréquente les concerts blues, il m'est arrivé de voir sur scène des artistes qui font partie de la légende de la musique nord-américaine.
Wilson Pickett, Jimmie Vaughan, Eric Clapton, Buddy Guy, Ray Charles, Robert Cray, Lazy Lester, ces noms résonnaient dans ma tête avant même de pouvoir les applaudir sur scène.

La semaine dernière, ce bon vieux Chuck Berry passait par Dijon.
Mon sang n'a fait qu'un tour lorsque j'ai appris cette venue. Même si, pour connaître un peu la réputation du bonhomme, je m'attendais à ce que, musicalement, ca ne soit plus vraiment ça. L'homme est fatigué (à 81 ans, et avec la vie qu'il a eue, c'est compréhensible). Et puis c'est un cactériel. Ce n'est pas, et a priori il n'a jamais été, un commode.

Mais tout de même, ce type est l'inventeur du rock'n'roll. Hendrix, les Beattles, les Stones, l'ont vénéré. Il a fait danser John Travolta et Uma Thurman dans Pulp Fiction.
Sa chanson (autobiographique) Johnny B. Goode a même été envoyée dans l'espace à bord de la sonde Voyager en témoignage de la civilisation humaine. C'est pas rien :))

Alors il fallait que je photographie le bonhomme :))

Les lumières du Zenith de Dijon étaient correctes. On avait les 3 premiers morceaux du concert pour photographier, même si la sécurité a décidé que les 2 premiers morceaux étaient bien suffisants :))

M. Berry parraissait fatigué. Vétu de sa traditionnelle casquette blanche, ainsi que d'une magnifique chemise à pailletes violette.

Le concert s'est déroulé tranquillement, très tranquillement. Plus bluesy que rock'n'roll. Entammé par Wee Wee Hours, une poignée de rocks ("I haven't done Johnny B. Goode yet ?" lancera-t-il en milieu de set) avec un passage par une reprise de Jimmy Reed.

Une toute petite heure plus tard (montre en main), tout était fini. Pas même un rappel. Tout juste quelques timides pas de duck walk (le duck walk, c'est ça)
Peu importe, le public (qui avait tout de même payé pas loin de 70 € sa place !) repartait conquis, ravi, les yeux brillants d'émotion.

Et moi aussi d'ailleurs j'étais content. Content d'avoir pu voir et photographier ce monstre sacré. Même si j'ai vu des concerts bien meilleurs, et beaucoup même d'ailleurs :))
Mais bon, c'est Chuck Berry tout de même !! Ca doit être mon côté midinette :))

voir la série photo blues 22

Chuck Berry, Dijon - novembre 2007
photo non libre de droits


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 Kwal, conteur d'histoires 
Mercredi soir, veille de Toussaint, le chanteur Kwal et le groupe dijonnais Iltika donnaient une représentation commune suite à une résidence de 3 jours à La Vapeur de Dijon.

Si Iltika commence à être connu sur la région, j'avoue que je ne connaissais pas Kwal, originaire d'Angers. Honte sur moi, car l'homme est un artiste complet, aux confluents du hip-hop, du slam et de la chanson française. Un peu dans la lignée de Grand Corps Malade ou de Abd Al Malik, pour situer.

Des textes, des histoires, un décor, et puis des cordes ainsi qu'un DJ pour accompagner. Il est issu du conservatoire, mais fait du hip-hop. Subtil mélange des genres. Et bien plus qu'un simple chanteur, il est aussi un homme de terrain, engagé, qui lie la parole à l'action, ainsi qu'un voyageur accompli.

Mais plutôt que de me répandre en descriptions maladroites, je préfère vous renvoyer à son MySpace ou vous pourrez écouter des extraits de son dernier album (notamment le titre qui a donné son nom au disque, Là où j'habite), ainsi qu'à son site officiel.
Il est également en interview ainsi qu'en couverture de l'excellent (le mot est faible) magazine musical gratuit Longueur d'Ondes (n. 41).

Niveau photos, j'ai un peu galéré avec les fameuses lumières rouges, mais les souvenirs, eux, resteront :))

voir la série photo musique divers 35
Kwal, Dijon - octobre 2007
photo non libre de droits


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