navigation   le site   \  le blog mercredi 24 juillet 2019      
 Lectures musicales... 
Ces derniers temps je me suis passionné pour des lectures de biographies ou d'autobiographies dédiées à des musiciens que j'apprécie.

J'ai débuté avec celle, dont l'écriture a été interrompue par sa mort, de Daniel Darc, Tout est permis mais tout n'est pas utile, coécrit par Bertrand Dicale.
Une vie et un parcours chaotique, mystique, rythmé par les excès, mais aussi et surtout par une sensibilité à fleur de peau.
Comme on s'en doutait, l'homme nous avoue ne jamais avoir aimé le tube Chercher le Garçon, dont le succès qu'il a eu avec le groupe Taxi Girl a contribué à sa renommée.
Il semble avoir fini par trouver une sorte de paix intérieure dans la religion, comme quoi le punk mène à tout.
Le livre est vraiment intéressant.


Ensuite, je me suis plongé dans De Noir Désir à Bertrand Cantat, par Pierre Mikaïloff.
Comme son nom l'indique, il s'agit d'une bio complète du groupe bordelais, de ses débuts à la carrière solo de chacun de ses membres, suite à la séparation. Un travail documentaire colossal.
Attention, il s'agit d'un ouvrage qui ne s'intéresse qu'à l'aspect musical du groupe. Bien entendu, l'affaire de Vilnius y est forcément abordée, puisqu'elle fait partie de l’histoire de la formation, par la force des choses.
Mais ne vous attendez pas à y lire des rapports d'instruction liés au drame. Pour ça, je vous renvoie plutôt à L'Amour à Mort, par Stéphane Bouchet et Frédéric Vézard, que j'ai lu aussi.
Ce livre de Pierre Mikaïloff est vraiment une mine d'information sur Noir Désir, son histoire, son mode de fonctionnement. Indispensable pour tous ceux qui aiment le groupe, mais aussi pour les autres, tant on y apprend sur la dimension humaine et sur la démarche intègre du quatuor bordelais.
Et puis, avantage ultime, son auteur est écrivain mais également musicien, il a d'ailleurs eu l'occasion de croiser "Noir Dez" à plusieurs reprises sur scène, ce qui fait qu'il connaît parfaitement son sujet.


Ensuite, j'ai trouvé une édition poche de l'autobiographie de Johnny Cash, Johnny Cash l'Autobiographie, écrite peu de temps avant sa mort.
J'ai vraiment dévoré ce bouquin.
Cash y aborde sa vie avec une franchise remarquable, depuis son enfance dans les champs de coton et la mort de son frère aîné, jusqu'à son travail avec Rick Rubin, en passant par les tournées où il partageait l'affiche avec Elvis Presley et Jerry Lee Lewis.
Tout n'est pas reluisant. Des années de mal-être, comblées par la défonce aux amphétamines et les conneries qu'il a pu faire sous leur emprise, dépendance dont il aura tant de mal à se sortir. Le tout avec un regard sans complaisance.
Puis son union avec June Carter, qui l'aidera à sortir la tête de l'eau pour enfin avoir une vie plus sereine.
Le style y est simple, droit, et vraiment facile à lire.
Ce bouquin est le support idéal du très bon film Walk The Line, de James Mangold, avec l'excellent Joaquin Phoenix, que j'ai revu par la même occasion.


Je viens d’entamer Neil Young, Une Autobiographie.
Arrivé à la moitié de l'ouvrage, j'ai découvert un homme avec des projets plein la tête (pas toujours liés à la musique), et comme Johnny Cash, aucune envie de prendre sa retraite.

Par contre, je trouve le style moins évident que le livre précédent, et même un peu moins plaisant. Peut-être est-ce dû au fait que j'apprécie plus Cash que Young ?
En tout cas, hâte de lire la suite...

Ce que j'aime dans ces livres, c'est bien entendu d'entrevoir l'envers du décors.
Découvrir les personnes, leur histoire, leur façon de faire, derrière l'oeuvre.
Et aussi connaître l'origine de telle ou telle de leur création, le pourquoi.
Et une fois Neil Young terminé, je pense me diriger vers celle de Keith Richards, dont on m'a dit le plus grand bien...


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