navigation   le site   \  le blog vendredi 18 octobre 2019      
 Johnny Cash  
Depuis longtemps je m'étais juré de me plonger un jour dans l'écoute d'une certaine partie de l'oeuvre de Johnny Cash, disparu il y a 10 ans maintenant.

Jusqu'à présent, je me contentais d'un simple best of (The Legend of Johnny Cash).
Subjugué par ses reprises de U2 (One), de Nine Inch Nails (Hurt) et de Dépêche Mode (Personnal Jesus), -j'ai cru à leur écoute que Cash en était l'auteur original, tant il se les approprie- j'ai donc décidé d'explorer la dernière partie de la vie musicale de "l'Homme en Noir", la période Rick Rubin.

J'ai acheté d'un coup 3 CDs datant de la fin sa carrière : Solitary Man, The Man Comes Around, ainsi que l'album posthume A Hundred Highways.

Carton plein, ces 3 disques sont exactement ce que je cherchais.
Une country-folk sobre et chaleureuse, acoustique, avec un côté rustique.
Cash à cette époque était malade, affaiblit, sa voix y est éraillée, abîmée, mais gagne paradoxalement en intensité et en émotion.
L'ensemble, composé de nombreuses reprises variées et de compositions originales, rend une oeuvre, à travers ses 3 albums, poignante, envoûtante, avec des pistes parfois d'une noirceur inouïe mais d'une beauté saisissante.
J'écoute ces CD en boucle depuis une semaine. De nombreux titres y sont à tomber.

Johnny Cash m'a réconcilié avec la country.
Bien sûr, pas celle à costumes pailletés et autres kitcheries flamboyantes.
Il n'était pas "l'Homme en Noir" pour rien... :)



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 James Harman à Blues en Loire 2013 !  
Bonne nouvelle concernant cet été : la programmation du prochain festival Blues en Loire à La Charité/Loire, là où je me rends tous les ans, est annoncée.
Parmi un nombre de formations dont certaines que je ne connais pas, figure un nom que je ne m'attendais pas à y trouver : James Harman !

C'est vraiment une excellente information à mes yeux.
J'avais vu ce grand nom du blues, installé en Californie, en 2003, au Spring Blues Festival d'Ecaussinnes, en Belgique.
Un concert réellement inoubliable.
Au delà de ces qualités d'harmoniciste et de chanteur, c'est surtout l'homme qui m'avait impressionné. Par sa présence, son habileté à diriger le lineup qui l'accompagnait alors (le groupe de Marc Thijs).
Une vraie classe, à la hauteur de sa carrure... et une sacrée leçon de musique.
Je n'ai pas de photo franchement potable de ce concert à vous montrer, j'espère que fin août ça sera le cas :)
Les musiciens qui l'accompagneront seront français, selon ce que j'ai pu savoir. Il s'agirait de la seule date en France.

On a pu récemment entendre Harman sur le dernier album des ZZ Top : je suppose qu'ils l'ont choisi pour son jeu d'harmonica, pas uniquement pour sa barbe... même si les 2 hypothèses sont possibles :)

Le programme complet du festival en pdf.



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 Taxi Boy 
J'ai eu la chance de voir Daniel Darc, qui vient de nous quitter, sur scène en 2007.
Cela fait partie des concerts qui m'ont réellement mis une claque.

Il était programmé en fin de soirée dans une petite salle dijonnaise, L'Athénéum.
Ce concert m'a marqué par l’exceptionnelle émotion et bouleversante sensibilité dégagée par l'ex-Taxi Girl, merveilleusement accompagné, entre autres, par un violoncelle.

Artiste à fleur de peau réellement absorbé par sa musique et ses textes, il a offert un set qui reste aujourd'hui encore, malgré tout ce que j'ai pu voir en live depuis, comme un souvenir impérissable.

L'anecdote concernant ce concert et le personnage me vient d'un collègue photographe présent ce jour-là, qui devait réaliser un portrait posé de lui, backstage.
Au tout début de la séance photo, Darc l'interrompt pour se repeigner. Le collègue baisse alors son appareil et voit le chanteur cracher généreusement dans ses propres mains, les frotter l'une contre l'autre, avant de les plaquer sur ses cheveux afin de les lisser.
Punk attitude.

J'ai pu réaliser des photos du concert à même la scène, entre 2 rideaux, côté jardin.
A l'époque mal équipé avec mon vieux D70 qui supportait mal les hautes sensibilités, les images que j'ai faites de lui ne sont pas parfaites techniquement.
Mais, aujourd'hui, je me dis que c'est sans doutes une bonne façon de le voir : avec des défauts.

"Quand je mourrai, j'irai au paradis, c'est en enfer que j'ai passé ma vie" disait-il.
Nul doute qu'aujourd'hui, il y est.

Daniel Darc, L'Athénéum, Dijon - février 2007
photo non libre de droits



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 RIP Magic  
Magic Slim nous a quitté, le 21 février, à l'âge de 75 ans.

Pilier et ambassadeur de la scène blues chicagoane, qui fit débuter entre autres John Primer, il était un maître incontesté du shuffle.

Gros son, basse (qui fût un temps tenue par son propre frère) très présente, Magic Slim avait une patte inimitable. Géant à la bonhommie impressionnante, sa stature, comme sa musique, le rendait reconnaissable de suite.

Je l'ai vu à plusieurs reprises, au festival blues de Cahors dans les années 2000, puis à côté de chez moi, à Talant, 2 autres fois, dont la dernière fois en 2010.

Son dernier album, Bad Boy, était sorti il y à moins d'un an, en septembre 2012.

Magic Slim, Les Nuits du Blues, Talant - mars 2010
photo non libre de droits


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 Vernet les Bains 
Parmi les albums que j'achète systématiquement dès leur sortie, figurent ceux de Cali.

Cali fait partie de ces chanteurs qu'on adore ou qu'on déteste, un peu comme Bénabar.
J'avais vraiment adoré le précédent, La vie est une truite arc-en-ciel qui nage dans mon coeur.

Le nouveau, Vernet les Bains (village d'enfance du chanteur), sonne moins rock, et s'annonce plus intimiste.
Les thèmes abordés sont plutôt graves, bien sûr l'amour (perdu), la maladie, l'enfance malheureuse, la mort, pour se terminer sur une note plus optimiste avec Happy End, sorte d'hymne aux chansons plus joyeuses, où défilent d'autres chanteurs invités.
Bien sûr, on n'est pas vraiment dans la musique festive. Difficile de sauter en l'air avec une plume dans le derrière à l'écoute de ce CD. On est franchement dans la mélancolie, la nostalgie.
Mais tout ceci est vraiment très bien fait. Les guitares acoustiques, piano, fiddle sont de mise, et l'émotion est au rendez-vous.
Bref, un disque que j'ai déjà écouté plusieurs fois en boucle :)

Egalement dans mes derniers achats discographiques, le dernier Eiffel, Foule Monstre, lui aussi très bon album.
La formation bordelaise réussit le pari d'aborder un virage plus contemporain avec des influences électroniques, des rythmes hip-hop, tout en conservant leur marque de fabrique, cette pop-rock mélodique et bien ficelée.
Le duo Lust For Power avec Cantat est fabuleux.

Cali, festival du Chien à Plumes, Villegusien (52) - août 2011
photo non libre de droits


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