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 Quelques disques... 
Non, je ne suis pas mort. J'ai toute une série photo à terminer et à mettre en ligne. Ces derniers temps j'ai été pas mal occupé, notamment avec mon emménagement "à la campagne".
J'ai quand même envie de parler musique, cette période étant propice aux sorties d'albums.

Tout d'abord, un groupe américain qui existe depuis quelques années déjà mais qu'on m'a fait découvrir il y a peu. Blackberry Smoke fait plutôt dans le rock sudiste, avec quelques accents country-rock.
Les fans de Lynyrd Skynyrd, Black Crowes ou même Led Zeppelin y trouveront leur compte.

Ballades mélodiques et chaleureuses sur fond de guitares acoustiques doublées de son saturé, ou morceaux plus soutenus, le groupe ne fait pas dans l'originalité mais, à mon ressenti, dans une redoutable efficacité.

Leurs 2 derniers albums, Little Piece of Dixie et The Whipoorwill, sont de véritables tueries que j'ai écouté en boucle ces derniers mois. Récemment, ils ont sorti un double live qui confirme leur talent également sur scène.
Un nouvel album studio est annoncé pour février 2015.
Inutile de dire que je l'attends avec impatience.

Blackberry Smoke est sans doute ma plus grande découverte de ces derniers temps.


Les Wampas ont également pondu une nouveauté cette rentrée. Didier Wampas, après quelques disques en compagnie d'autres formations, revient à sa famille pour servir un punk-rock matiné de yéyé sans doute hérité de ses collaborations dernières avec Bikini Machine.

J'aime beaucoup, les textes sont toujours emplis de démesure, de provocation, ou de fausse arrogance.

Didier possède ce don rare de ne pas forcément chanter juste, mais de faire passer la chose avec classe. Le reste du groupe fait toujours preuve de cohésion, de punch, surtout quand on connait leur façon d'enregistrer : souvent d'une traite, sans forcément revenir sur tel ou tel truc.

Celui dont j'ai été si fan pendant tant d'années, Paul Personne, a lui aussi lancé son nouvel et quatorzième disque, Puzzle 14.
Celui-ci est pas mal, plutôt varié, osé parfois quand on connait l'artiste.
En tout cas il me plait beaucoup plus que ces 2 derniers, Face A et Face B, qui m'avaient franchement déçu, pour la première fois.

Il y est à nouveau entouré par les musiciens du groupe A l'Ouest, et la part belle est faite aux guitares. Pas toujours la sienne d'ailleurs, et je pense qu'avant sa collaboration avec cette formation, ce n'était que rarement le cas (pour les chorus).
Même si c'est sympa, j'avoue que Puzzle 14 est loin d'être mon disque préféré de Paul, je resterai encore sans doute longtemps sur des perles comme Rêve Sidéral, ou Patchwork Electrique.

A noter aussi la sortie posthume d'un album du regretté Sean Costello, In The Magic Shop, enregistré en 2005 et dévoilé ces jours-ci.

Excellent disque, blues, soul, qui nous rappelle à quel point cet homme était exceptionnel, à la guitare, au chant, mais aussi et surtout dans l'interprétation.
Un très grand parti si jeune.

Il y avait bien longtemps que je n'avais pas scotché à ce point sur un album blues.


Une petite photo en guise d'illustration, et on y retourne :

Les Wampas, festival GéNéRiQ, Le Grand Théâtre, Dijon, février 2009
photo non libre de droits


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 Du blues à l'affiche...  
Vous allez bientôt la voir fleurir sur les murs de la cité des Ducs de Bourgogne, l'affiche de la première édition du Talant International Blues Festival, qui aura lieu fin juin à côté de Dijon, et dont je parlais il y a peu.

Comme prévu, le guitariste Elvin Bishop sera de la partie, mais également l'excellente chanteuse Shemekia Copeland (espérons qu'elle soit toujours accompagnée du fantastique Arthur Neilson à la guitare...).
Côté artistes français, Xavier Pillac est annoncé.

La bonne nouvelle, c'est que cette programmation révèle également des noms dont je n'ai jamais entendu parler : Earnest Guitar Roy (qui sera donc à Talant avant sa venue au festival de Cognac), Marquise Knox, Bonny B...
Des découvertes en perspective donc, c'est toujours une bonne chose à côté des pointures plus connues.

Réjouissons-nous que la région dijonnaise se dote enfin d'un vrai festival blues digne de ce nom : depuis la disparition du festival du Creusot, il y avait réellement un vide à combler... Donc merci à l'équipe Jagoblues de cette heureuse initiative !

Et pour patienter jusqu'en juin, rappelons que les Nuits du Blues auront lieu, également à Talant, les 21 et 22 mars (John Mayall, Sugar Ray Norcia, Otis Taylor).

2 photos de Shemekia Copeland et Xavier Pillac, qui seront à l'affiche du festival, que j'ai réalisé par le passé :
Shemekia Copeland, Talant (21), mars 2009
photo non libre de droits

Xavier Pillac, festival Blues en Loire, août 2010
photo non libre de droits


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 Johnny Cash  
Depuis longtemps je m'étais juré de me plonger un jour dans l'écoute d'une certaine partie de l'oeuvre de Johnny Cash, disparu il y a 10 ans maintenant.

Jusqu'à présent, je me contentais d'un simple best of (The Legend of Johnny Cash).
Subjugué par ses reprises de U2 (One), de Nine Inch Nails (Hurt) et de Dépêche Mode (Personnal Jesus), -j'ai cru à leur écoute que Cash en était l'auteur original, tant il se les approprie- j'ai donc décidé d'explorer la dernière partie de la vie musicale de "l'Homme en Noir", la période Rick Rubin.

J'ai acheté d'un coup 3 CDs datant de la fin sa carrière : Solitary Man, The Man Comes Around, ainsi que l'album posthume A Hundred Highways.

Carton plein, ces 3 disques sont exactement ce que je cherchais.
Une country-folk sobre et chaleureuse, acoustique, avec un côté rustique.
Cash à cette époque était malade, affaiblit, sa voix y est éraillée, abîmée, mais gagne paradoxalement en intensité et en émotion.
L'ensemble, composé de nombreuses reprises variées et de compositions originales, rend une oeuvre, à travers ses 3 albums, poignante, envoûtante, avec des pistes parfois d'une noirceur inouïe mais d'une beauté saisissante.
J'écoute ces CD en boucle depuis une semaine. De nombreux titres y sont à tomber.

Johnny Cash m'a réconcilié avec la country.
Bien sûr, pas celle à costumes pailletés et autres kitcheries flamboyantes.
Il n'était pas "l'Homme en Noir" pour rien... :)



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 James Harman à Blues en Loire 2013 !  
Bonne nouvelle concernant cet été : la programmation du prochain festival Blues en Loire à La Charité/Loire, là où je me rends tous les ans, est annoncée.
Parmi un nombre de formations dont certaines que je ne connais pas, figure un nom que je ne m'attendais pas à y trouver : James Harman !

C'est vraiment une excellente information à mes yeux.
J'avais vu ce grand nom du blues, installé en Californie, en 2003, au Spring Blues Festival d'Ecaussinnes, en Belgique.
Un concert réellement inoubliable.
Au delà de ces qualités d'harmoniciste et de chanteur, c'est surtout l'homme qui m'avait impressionné. Par sa présence, son habileté à diriger le lineup qui l'accompagnait alors (le groupe de Marc Thijs).
Une vraie classe, à la hauteur de sa carrure... et une sacrée leçon de musique.
Je n'ai pas de photo franchement potable de ce concert à vous montrer, j'espère que fin août ça sera le cas :)
Les musiciens qui l'accompagneront seront français, selon ce que j'ai pu savoir. Il s'agirait de la seule date en France.

On a pu récemment entendre Harman sur le dernier album des ZZ Top : je suppose qu'ils l'ont choisi pour son jeu d'harmonica, pas uniquement pour sa barbe... même si les 2 hypothèses sont possibles :)

Le programme complet du festival en pdf.



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 Taxi Boy 
J'ai eu la chance de voir Daniel Darc, qui vient de nous quitter, sur scène en 2007.
Cela fait partie des concerts qui m'ont réellement mis une claque.

Il était programmé en fin de soirée dans une petite salle dijonnaise, L'Athénéum.
Ce concert m'a marqué par l’exceptionnelle émotion et bouleversante sensibilité dégagée par l'ex-Taxi Girl, merveilleusement accompagné, entre autres, par un violoncelle.

Artiste à fleur de peau réellement absorbé par sa musique et ses textes, il a offert un set qui reste aujourd'hui encore, malgré tout ce que j'ai pu voir en live depuis, comme un souvenir impérissable.

L'anecdote concernant ce concert et le personnage me vient d'un collègue photographe présent ce jour-là, qui devait réaliser un portrait posé de lui, backstage.
Au tout début de la séance photo, Darc l'interrompt pour se repeigner. Le collègue baisse alors son appareil et voit le chanteur cracher généreusement dans ses propres mains, les frotter l'une contre l'autre, avant de les plaquer sur ses cheveux afin de les lisser.
Punk attitude.

J'ai pu réaliser des photos du concert à même la scène, entre 2 rideaux, côté jardin.
A l'époque mal équipé avec mon vieux D70 qui supportait mal les hautes sensibilités, les images que j'ai faites de lui ne sont pas parfaites techniquement.
Mais, aujourd'hui, je me dis que c'est sans doutes une bonne façon de le voir : avec des défauts.

"Quand je mourrai, j'irai au paradis, c'est en enfer que j'ai passé ma vie" disait-il.
Nul doute qu'aujourd'hui, il y est.

Daniel Darc, L'Athénéum, Dijon - février 2007
photo non libre de droits



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